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#FASA#agronomie#mathématiques#continuité#concours#THOTH

Concours FASA : recoller deux morceaux de courbe sans trou

Au concours FASA, un raccordement de fonction est une équation d'inconnue a. Le 0/0 n'est pas un mur : c'est un signal « factorise ». Décrypté avec Thoth.

6 min de lectureRédigé par l'équipe TurboClasse.
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Au concours FASA, Larissa, candidate à Dschang dans la région de l'Ouest, tombe sur une courbe faite de deux morceaux. Quelle valeur choisir pour qu'ils se rejoignent sans saut ? Les maths sont son point sensible — elle demande un indice avant de se lancer. On décrypte.

Concours FASA — Mathématiques : la continuité d'une fonction et le raccordement en un point. Décryptage Thoth, fond bleu nuit. Deux morceaux de courbe, un point de rencontre. Toute la question tient dans une équation.

📊 En bref

  • Continuité en un point = trois quantités égales : limite à gauche, limite à droite, valeur au point
  • Un raccordement est une équation d'inconnue a, pas un raisonnement flou
  • 0/0 n'est pas un mur : c'est le signal « factorise et simplifie avant de conclure »
  • Le « ou égal » de l'énoncé désigne l'expression qui donne la valeur au point
  • Ici : limite à gauche 4, limite à droite 2a + 1 → 4 = 2a + 1 → a = 1,5
  • Dernière ligne obligatoire : justifier la continuité partout, et l'unicité de a
  • Périmètre : du CM1 à la Terminale + concours post-BAC, avec mode hors-ligne

Ce décryptage part d'une vraie copie de concours post-BAC : un calcul de continuité posé sur un modèle de croissance de plant. La fonction vaut (x² − 4)/(x − 2) avant le point d'abscisse 2, et ax + 1 à partir de 2. Il faut trouver le a qui recolle les deux morceaux. Larissa demande un indice, puis déroule juste jusqu'au bout. On regarde ce que THOTH, la turbo intelligence de la plateforme, ajoute à une copie déjà correcte.

L'indice que Larissa a demandé

Elle ne s'est pas jetée sur le calcul. Elle a demandé un coup de main, et Thoth le lui a donné sans donner la réponse : pour raccorder deux morceaux en un point, il y a une condition à écrire ; attention au morceau de gauche, où remplacer x par 2 donne zéro divisé par zéro ; ça ne veut pas dire que la limite n'existe pas, ça veut dire qu'il faut transformer l'écriture. Puis la question qui débloque tout : x² − 4, est-ce que ça se factorise ?

C'est exactement le rôle d'un indice utile : il montre la porte, il ne pousse pas au travers.

La copie de Larissa

Elle pose la triple égalité : pour que f soit continue en 2, la limite à gauche, la limite à droite et f(2) doivent être égales.

f(2) se lit sur la seconde expression, celle dont l'inégalité est large : f(2) = 2a + 1.

Limite à gauche. Remplacer x par 2 donne 0/0. Elle factorise : x² − 4 = (x − 2)(x + 2), donc pour x < 2 la fonction vaut (x − 2)(x + 2)/(x − 2) = x + 2, la simplification étant permise puisque x reste différent de 2. La limite vaut donc 2 + 2 = 4.

Limite à droite. L'expression ax + 1 tend vers 2a + 1.

Raccord. 4 = 2a + 1, donc 2a = 3, donc a = 1,5.

Puis la conclusion : avec a = 1,5, la fonction coïncide avec x + 2 avant le point — une affine, donc continue —, avec 1,5x + 1 après — une autre affine —, et le raccord vient d'être établi au point 2. Donc f est continue sur tout l'ensemble des nombres réels, et c'est la seule valeur de a qui marche.

Le réflexe à ancrer

Le premier point facile, c'est f(2). L'image du point se lit sur l'expression dont l'inégalité est large, « x supérieur ou égal à 2 ». Aucun calcul compliqué là-dedans : f(2) = 2a + 1.

Le vrai piège était à gauche. Si tu remplaces bêtement x par 2 dans (x² − 4)/(x − 2), tu obtiens 0/0. Beaucoup de candidats s'arrêtent là, ou concluent que la limite n'existe pas. L'erreur classique, c'est de confondre « limite à gauche » et « valeur de la première formule en 2 ». Les deux se calculent sur la même expression, mais cette expression n'est pas définie en 2 — division par zéro. Il faut la simplifier en x + 2, et seulement ensuite passer à la limite.

Le calcul propre tient en trois lignes : limite à gauche 4, limite à droite 2a + 1, condition 4 = 2a + 1 donc a = 1,5.

Aller plus loin quand on maîtrise déjà

Larissa a posé la question qui gêne tout le monde : pourquoi a-t-on le droit de simplifier par (x − 2), alors qu'on fait tendre x vers 2 juste après ? On dirait qu'on divise par zéro.

La réponse est subtile et vaut d'être tenue. Quand on calcule la limite à gauche, x prend des valeurs strictement inférieures à 2 : 1,9 puis 1,99 puis 1,999… mais jamais 2 exactement. Donc x − 2 n'est jamais nul pendant tout le trajet, et la simplification est parfaitement légale. On obtient x + 2. Ce n'est qu'à la toute fin, sur cette nouvelle écriture — qui, elle, est bien définie en 2 — qu'on remplace et qu'on trouve 4. On ne divise jamais réellement par zéro : on s'en approche, sans jamais y toucher.

Sa deuxième question éclaire la construction de l'énoncé : et si le « ou égal » avait été de l'autre côté ? Alors f(2) se lirait sur (x² − 4)/(x − 2)… qui n'est pas définie en 2. La fonction serait mal posée à cet endroit. C'est pourquoi, dans un exercice bien construit, l'inégalité large tombe sur le morceau calculable au point. Regarde toujours de quel côté est le « ou égal » : c'est lui qui te désigne la valeur au point.

Carte « à retenir » : les trois réflexes sur la continuité d'une fonction et le raccordement en un point, concours FASA. Fond bleu nuit TurboClasse. Les trois réflexes à graver : triple égalité, 0/0 signifie « factorise », le « ou égal » désigne f du point.

Ce que Thoth change

Larissa avait juste — mais elle avait aussi demandé un indice, et c'est là que la différence se voit. Un corrigé de livre donne la solution finie, sans jamais aider celui qui bloque en amont. THOTH, ta turbo intelligence, oriente sans révéler, puis valide, puis creuse : la légalité de la simplification, le rôle du « ou égal », l'unicité de la solution. C'est ce qui transforme un exercice réussi en méthode réutilisable. Tu veux d'abord comprendre l'outil ? Lis Qu'est-ce que TurboClasse ?.

À toi de jouer

  1. Écris la triple égalité avant tout calcul : limite à gauche = limite à droite = valeur au point.
  2. 0/0 = factorise. Ce n'est jamais une impasse, c'est une invitation à réécrire.
  3. Termine le travail : justifie la continuité sur chaque intervalle, et dis pourquoi aucune autre valeur de a ne convient.

C'est toute l'idée de TurboClasse : 2 fois plus vite, 2 fois plus fort, 2 fois meilleur. On ne révise pas plus longtemps, on révise mieux.

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Sources

Rédigé par l'équipe TurboClasse. Une question ? Écris-nous.
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Questions fréquentes

Que signifie « f est continue en un point » ?

Trois choses doivent coller ensemble en ce point : la limite quand on arrive par la gauche, la limite quand on arrive par la droite, et la valeur de la fonction au point. Si les trois sont égales, la courbe se raccorde sans saut.

Comment trouver la valeur de a qui rend une fonction continue ?

Un raccordement est une équation d'inconnue a. On écrit « limite à gauche = limite à droite = valeur au point », on remplit chaque case, on résout. Ici : 4 = 2a + 1, donc a = 1,5.

Que faire quand une limite donne 0/0 ?

Ce n'est pas « la limite n'existe pas » : c'est « l'écriture est mal posée, transforme-la ». On factorise puis on simplifie avant de conclure. Ici x² − 4 = (x − 2)(x + 2), la simplification laisse x + 2, qui tend vers 4.

Quelle expression donne f(2) quand la fonction est définie par morceaux ?

Celle dont l'inégalité est large, « x supérieur ou égal à 2 ». Le « ou égal » désigne l'expression qui contient le point. Ici f(2) = 2a + 1, et le calcul est immédiat.

A-t-on le droit de simplifier par (x − 2) puis de faire tendre x vers 2 ?

Oui. Pour la limite à gauche, x prend des valeurs strictement inférieures à 2 — 1,9 ; 1,99 ; 1,999 — mais jamais 2. Donc x − 2 n'est jamais nul et la simplification est légale. On ne divise jamais réellement par zéro : on s'en approche.

Pourquoi faut-il encore justifier la continuité sur tout l'ensemble des réels ?

Parce que la question la demande, et c'est la ligne qui rapporte les derniers points. Trois morceaux : une fonction affine avant le point, une autre après, et le raccord établi au point. L'équation n'ayant qu'une solution, aucune autre valeur de a ne convient.

Quelle est l'erreur classique sur ce type d'exercice ?

Confondre « limite à gauche » et « valeur de la première formule au point ». Les deux se calculent sur la même expression, mais cette expression n'est pas définie au point : il faut la simplifier d'abord, puis passer à la limite.

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