Au concours FASA, Larissa, candidate à Dschang dans la région de l'Ouest, tombe sur un QCM classique : des bactéries à l'ADN entièrement lourd, transférées en milieu léger, exactement deux réplications. Que trouve-t-on ? Elle coche la A. On décrypte.
Deux brins lourds au départ. Ils ne disparaissent jamais — ils se diluent.
📊 En bref
- Semi-conservatif = chaque molécule fille garde un brin de la mère et fabrique un brin neuf
- Le réflexe qui sauve : suivre les brins, jamais compter les molécules
- Après 2 réplications : 4 molécules → 2 intermédiaires, 2 légères, aucune lourde
- Il n'existe que deux brins lourds au départ : leur proportion se divise par deux à chaque cycle
- Après n réplications : 2ⁿ molécules, dont toujours exactement deux intermédiaires
- Le modèle conservatif prédirait un quart de lourdes ; le dispersif, aucune molécule légère
- Périmètre : du CM1 à la Terminale + concours post-BAC, avec mode hors-ligne
Ce décryptage part d'une vraie copie de concours post-BAC : un QCM de biologie sur l'expérience qui a établi le mode de réplication de l'ADN. Quatre propositions, dont deux qui se ressemblent à s'y méprendre. Larissa coche la A, et elle a raison — sans indice. On regarde ce que THOTH, la turbo intelligence de la plateforme, ajoute à une copie déjà correcte.
La copie de Larissa
L'énoncé décrit des bactéries cultivées longuement sur un milieu à azote lourd, jusqu'à ce que leur ADN soit entièrement lourd, puis transférées sur un milieu à azote léger, avec exactement deux réplications. On sépare ensuite l'ADN selon sa densité.
Larissa répond : la A. La moitié des molécules de densité intermédiaire, l'autre moitié légère, aucune lourde. Réponse exacte, sur un exercice où beaucoup s'arrêtent en chemin.
Le raisonnement, brin par brin
Le principe du modèle semi-conservatif : chaque molécule fille garde un brin de la mère et fabrique un brin neuf en face. Donc on ne compte pas les molécules, on suit les brins.
- Départ : une molécule, deux brins lourds.
- Après la première réplication, en milieu léger : chaque brin lourd sert de matrice et reçoit un brin neuf léger. Deux molécules, chacune « un brin lourd + un brin léger » → deux molécules de densité intermédiaire.
- Après la deuxième réplication : chacune de ces deux molécules se sépare en ses deux brins. Le brin lourd conservé refait une molécule intermédiaire ; le brin léger, lui, refait une molécule entièrement légère. Total : quatre molécules → deux intermédiaires, deux légères, et plus aucune lourde.
Le point clé, celui qui fait la finesse de l'expérience : il n'existe au départ que deux brins lourds. Ils ne disparaissent jamais, mais à chaque cycle ils se retrouvent dilués dans un nombre de molécules qui double. Leur proportion baisse de moitié à chaque réplication — et il n'y a jamais de molécule « toute lourde » dès le premier cycle.
Pourquoi les trois autres réponses tombent
- B — un quart de lourdes, trois quarts de légères, aucune intermédiaire. C'est la prédiction du modèle conservatif : la molécule mère resterait intacte, toutes les autres seraient neuves. Ce n'est pas une erreur de calcul, c'est le mauvais modèle — précisément celui que l'expérience sert à écarter.
- C — toutes intermédiaires, chacune gardant un brin lourd. C'est le piège du « je m'arrête trop tôt » : vrai après une seule réplication, mais l'énoncé en demande deux. Dès le second cycle, les brins légers néoformés deviennent à leur tour des matrices et produisent des molécules entièrement légères.
- D — toutes intermédiaires, brins coupés puis mélangés au hasard. C'est le modèle dispersif. Il prédit la même chose que le semi-conservatif après une réplication, mais s'en distingue après deux : lui ne produit jamais de molécule entièrement légère.
Aller plus loin quand on maîtrise déjà
Larissa a repéré que C et D disent toutes deux « toutes intermédiaires » — et elle a demandé pourquoi elles sont fausses malgré cette apparence commune.
Elles ne parlent pas du même moment. C décrit correctement le résultat du modèle semi-conservatif après une seule réplication : vrai, mais trop tôt. D décrit le modèle dispersif, où tous les brins seraient coupés et les morceaux lourds et légers mélangés au hasard — ce qui donnerait aussi des molécules toutes intermédiaires. La différence ne se voit qu'après deux cycles : le dispersif ne fabrique jamais de molécule entièrement légère, le semi-conservatif en produit deux. C'est exactement là que l'expérience départage les modèles, et c'est pour cela que Meselson et Stahl ont laissé faire deux réplications et pas une.
Sa seconde question généralise : et avec trois réplications ? On applique la formule — 2³ = 8 molécules. Il n'y a toujours que deux brins lourds, donc deux molécules intermédiaires et six entièrement légères. La proportion d'intermédiaires tombe à un quart. À chaque cycle de plus, elles deviennent plus rares — mais elles ne disparaissent jamais.
Les trois réflexes à graver : suivre les brins, deux brins lourds pour toujours, aller au bout des cycles demandés.
Ce que Thoth change
Larissa avait juste. Un corrigé se serait arrêté à « bonne réponse, A ». THOTH, ta turbo intelligence, déroule les quatre cycles, nomme les modèles derrière chaque distracteur — conservatif pour B, dispersif pour D — puis généralise à n réplications. Cocher la bonne case, c'est un point ; savoir dire quel modèle chaque mauvaise réponse défend, c'est tenir la notion. Tu veux d'abord comprendre l'outil ? Lis Qu'est-ce que TurboClasse ?.
À toi de jouer
- Suis les brins, pas les molécules. Le semi-conservatif se raisonne toujours ainsi.
- Deux brins lourds, pour toujours. Donc deux molécules intermédiaires, quel que soit le nombre de cycles.
- Va jusqu'au cycle demandé. Une réponse vraie au premier cycle est fausse si l'énoncé en demande deux.
C'est toute l'idée de TurboClasse : 2 fois plus vite, 2 fois plus fort, 2 fois meilleur. On ne révise pas plus longtemps, on révise mieux.
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Sources
- Faculté d'Agronomie et des Sciences Agricoles — Université de Dschang
- Décisions d'ouverture des concours d'entrée à la FASA — Ministère de l'Enseignement supérieur


