Au concours FASA, Larissa, candidate à Dschang dans la région de l'Ouest, tombe sur une expérience de laboratoire : on coupe un seul nerf, on pince la patte de l'animal — il ne la retire plus. Mais son muscle, lui, se contracte encore. Que conclure ? Elle coche la C. On décrypte.
Deux résultats. Chacun ne veut rien dire seul — c'est leur croisement qui démontre.
📊 En bref
- Racine postérieure = celle qui porte le ganglion spinal = voie sensitive, message qui monte
- Racine antérieure = pas de ganglion = voie motrice, message qui descend
- Patte non retirée → l'information n'arrive plus à la moelle : voie sensitive coupée
- Muscle qui répond encore à la stimulation directe → voie motrice intacte
- C'est ce second résultat qui interdit de conclure « tout est coupé »
- La lésion porte sur une racine, hors de la moelle : le centre nerveux n'est pas en cause
- Périmètre : du CM1 à la Terminale + concours post-BAC, avec mode hors-ligne
Ce décryptage part d'une vraie copie de concours post-BAC : un QCM de biologie sur l'arc réflexe. L'énoncé livre deux observations, et le piège est de conclure sur la première. Larissa coche la C, sans indice — la biologie est son terrain. On regarde ce que THOTH, la turbo intelligence de la plateforme, ajoute à une copie déjà correcte.
La copie de Larissa
L'énoncé décrit une section de la racine postérieure d'un nerf rachidien, entre le ganglion spinal et la moelle. On pince ensuite fortement la patte : l'animal ne la retire pas. Mais si l'on stimule directement le bout de la racine antérieure relié au muscle, la patte se contracte encore.
Larissa répond : la C. La voie sensitive est interrompue, parce que c'est la racine postérieure qui conduit le message vers la moelle.
Réponse exacte — et obtenue de la bonne manière : en croisant les deux résultats au lieu de conclure sur un seul.
Les deux résultats, et pourquoi ils vont ensemble
Premier résultat : on pince, l'animal ne retire pas. Le message est bien parti du récepteur de la peau, mais il n'arrive plus jusqu'à la moelle. La voie afférente — la voie sensitive, qui monte du récepteur vers le centre nerveux — est coupée. C'est cohérent avec la lésion : on a sectionné la racine postérieure, celle qui porte le ganglion spinal.
Deuxième résultat, décisif : on stimule directement la racine antérieure, et le muscle se contracte encore. Donc la voie efférente — la voie motrice, qui descend de la moelle vers le muscle — et l'effecteur sont intacts.
C'est ce second résultat qui interdit de conclure « tout est coupé ». Sans lui, l'expérience ne prouverait rien de précis.
Pourquoi les trois autres réponses tombent
- A — « la voie motrice est interrompue, car c'est la racine postérieure qui conduit le message vers le muscle ». Elle inverse les deux racines. C'est l'erreur la plus fréquente, parce que les deux se ressemblent — seul le ganglion spinal les distingue. Et le second résultat la dément directement : la voie motrice fonctionne encore.
- B — « les deux voies sont interrompues ». Conclusion tirée du seul premier résultat, en oubliant la seconde expérience. Si les deux voies étaient coupées, stimuler la racine antérieure ne ferait plus rien.
- D — « le centre nerveux est détruit ». Mais on a sectionné une racine, en dehors de la moelle. Rien dans l'expérience ne dit que le centre nerveux est atteint : l'absence de réponse s'explique entièrement par l'entrée d'information coupée.
Aller plus loin quand on maîtrise déjà
Larissa a posé la question pratique : comment retenir le sens de chaque racine sans les confondre le jour du concours ?
Le ganglion spinal trahit la racine. Il se trouve sur la racine postérieure, et il abrite le corps cellulaire du neurone sensitif. Donc : postérieure = ganglion = sensitif, message qui monte vers la moelle. La racine antérieure, elle, n'a pas de ganglion : elle porte le moteur, message qui descend vers le muscle. Un seul repère, et l'inversion devient impossible.
Sa seconde question retourne l'expérience : et si on avait coupé la racine antérieure ? L'inverse exactement. En pinçant la patte, le message sensitif arriverait encore à la moelle — mais la réponse motrice ne pourrait plus en sortir : pas de retrait non plus, pour une autre raison. Et en stimulant la racine antérieure en aval de la coupure, le muscle se contracterait toujours, son nerf jusqu'au muscle étant intact.
C'est précisément en combinant ces sections et ces stimulations qu'on a démontré le sens de circulation dans chaque racine.
Les trois réflexes à graver : le ganglion trahit la racine, la stimulation directe innocente la voie motrice, et on croise toujours deux résultats.
Ce que Thoth change
Larissa avait juste. Un corrigé se serait arrêté à « bonne réponse, C ». THOTH, ta turbo intelligence, montre pourquoi chaque distracteur est construit — A inverse les racines, B oublie la seconde expérience, D déplace la lésion — puis donne le repère qui empêche l'erreur de revenir, et retourne l'expérience pour vérifier que la notion est vraiment tenue. Tu veux d'abord comprendre l'outil ? Lis Qu'est-ce que TurboClasse ?.
À toi de jouer
- Le ganglion trahit la racine. Postérieure = ganglion = sensitif, qui monte. Antérieure = moteur, qui descend.
- Jamais un seul résultat. Une expérience de section se lit en croisant la lésion et la stimulation en aval.
- Une racine n'est pas la moelle. Une lésion périphérique n'autorise aucune conclusion sur le centre nerveux.
C'est toute l'idée de TurboClasse : 2 fois plus vite, 2 fois plus fort, 2 fois meilleur. On ne révise pas plus longtemps, on révise mieux.
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Sources
- Faculté d'Agronomie et des Sciences Agricoles — Université de Dschang
- Décisions d'ouverture des concours d'entrée à la FASA — Ministère de l'Enseignement supérieur


